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Interviews20 septembre 20267 min de lecture

Nadia El Amrani, sommelière de la Maison Séraphine à Bruxelles, a supprimé deux cents références — et vend aujourd'hui plus de vin que jamais.

Par Horeca Benelux

Rédaction

« Une carte des vins est une histoire, pas un annuaire »

Quand Nadia El Amrani est arrivée à la Maison Séraphine il y a trois ans, la carte des vins comptait 260 références, réparties sur quarante pages. Aujourd'hui, il y en a soixante, sur une seule feuille pliée. Le chiffre d'affaires vin a augmenté d'un quart.

Moins de choix, plus de confiance

« Une carte épaisse fait peur, dit-elle. Les clients feuillettent, se perdent et, par insécurité, commandent la deuxième bouteille la moins chère. Avec soixante vins, je peux défendre chaque bouteille, et ils le sentent. »

Avec soixante vins, je peux défendre chaque bouteille, et les clients le sentent.

Chaque vin a un visage

Chaque vin de la carte est accompagné d'une phrase : qui le fait, et pourquoi il est là. « Ce n'est pas du marketing. C'est ce que je raconterais de toute façon à table, mais pour ceux qui préfèrent lire. »

Son conseil à ses confrères ? « Goûtez tout ce que vous vendez, chaque mois. Un vin que vous ne connaissez plus, vous ne le vendez plus bien. »

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